Térébenthine - Restauration tableaux Paris - décoration
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Térébenthine - Restauration tableaux paris Encrassement superficiel


Toute surface laissée à l’air libre s’encrasse. Cet encrassement forme à la surface de l’œuvre un voile grisâtre qui pertube la lisibilité de l’image et des harmonies colorées. De plus, cette couche peut être le support d’accroche ou de développement de divers organismes ou agents nocifs pour l’œuvre tels que l’humidité ou les micro-organismes.


Poussières, fumées, graisses, projections en tout genre, cet encrassement est de différentes natures selon le lieu de conservation de l’œuvre et peut être plus ou moins facile à ôter. Afin de supprimer cette couche, divers tests doivent être opérés à la surface de la peinture afin de trouver le produit le plus efficace sur le type d’encrassement présent et afin de trouver un produit inerte pour l’œuvre.


Un décrassage s’effectue à l’aide d’un bâtonnet avec une extrémité ouatée imbibée de solvant. Des solutions aqueuses seront en principe utilisées avec ajout d’agents nettoyant (tels que des agents chélatant, tensio-actis non ioniques, enzymes…).

 

Térébenthine - Restauration tableaux paris Oxydation et vieillissement des vernis


Tous les vernis, quelque soit leur nature, vieillissent et deviennent avec le temps jaunâtres ou brunâtres. Il s’agit d’un phénomène d’oxydation induisant une coloration disgracieuse. Dans le pire des cas, cette altération peut rendre l‘œuvre illisible. Pour remédier à ce problème, un allègement des couches de vernis peut être réalisé. Ce travail consiste à diminuer l’épaisseur de la couche ou des couches de vernis présente(s).


Chaque vernis employé est chimiquement différent. Afin d’utiliser un mélange adapté à la solubilisation de celui-ci, une batterie de tests avec différents mélanges de solvants sont entrepris. Ces tests garantissent aussi une innocuité des solvants utilisés pour la couche picturale plus sensible. Un allègement de vernis s’effectue à l’aide d’un bâtonnet avec une extrémité ouatée imbibée de solvant. Selon la nature du vernis, les mélanges de solvant usités pourront être pris dans la liste de solvant mis en place par Maskelein-Kleiner, par Cremonesi ou par Wolbers. La nature du mélange de solvant employé lors de l’allègement ainsi que son mode d’application diffèrent d’une œuvre à une autre.


Le degré de cet allégement dépend de l’altération du vernis, de l’œuvre et du souhait esthétique du propriétaire. A la fin de la restauration, la peinture est vernie d’une nouvelle résine réversible et le plus stable possible dans le temps.

 
Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris   Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris   Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris
 

Térébenthine - Restauration tableaux paris Les chancis


Le chanci se traduit par un voile blanchâtre, plus ou moins prononcé, à la surface de la peinture, consécutif à un phénomène optique (diffraction). Le chanci peut être présent dans la couche de vernis ou bien dans les couches de peinture.


Dans les deux cas, le chanci s’explique par la naissance de micro-fissurations dans la résine du vernis, ou par une usure profonde du liant de la couche picturale. L’altération interne de ces couches accentuée par des facteurs extérieurs (humidité…) laissent apparaître des pores, des vides au sein de la matière, qui dévient la lumière.


Pour régénérer un chanci de vernis, la résine doit être resolubilisée avec un solvant afin de combler les pores et de reformer une surface lisse. Pour régénérer un chanci de couche picturale, les traitements sont plus délicats, le but étant de renourrir les couches de peinture appauvries.

 
Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris    
 

Térébenthine - Restauration tableaux paris Soulèvements de la couche picturale


Les soulèvements de la couche picturale s’observent lorsque la peinture craquelée se décolle de son support. La couche picturale finit par se déformer le long des craquelures pouvant entraîner la perte définitive de la matière. Les soulèvements peuvent apparaître entre la toile et la préparation ou entre la préparation et la couche picturale. Ces deux altérations n’ont pas les mêmes causes et évoluent différemment selon les matériaux de l’œuvre et les conditions de conservation.


Un refixage de la couche picturale peut être entrepris localement ou sur toute la surface de l’œuvre, selon la superficie de la zone abîmée. Dans le cas d’un refixage local, un adhésif est appliqué sur la face. L’adhésif utilisé est aqueux et stable dans le temps. Dans le cas d’un refixage général, l’opération s’opère par l’arrière du tableau et nécessite un démontage de l’œuvre de son châssis. L’adhésif employé, stable dans le temps, est aqueux naturel ou synthétique


Le soulèvement en toit est une combinaison entre une perte d’adhérence de la couche picturale et une contraction de la toile sur cette même zone. La contraction de la toile entraîne une diminution de l’espace sous la peinture, induisant une remontée de la matière. La couche picturale adhère au support par ses extrémités et reste suspendue dans le vide.
Pour remédier à ce soulèvement de la couche, la toile doit reprendre ses dimensions initiales afin de repositionner les écailles de peinture. Pour ce faire, l’œuvre doit être démontée du châssis et mise en extension. Un refixage est ensuite entrepris localement ou sur toute la surface de l’œuvre, selon les mêmes méthodes mentionnés précédemment.

 
Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris   Stéphanie TEYSSIER - Terebenthine - Atelier de restauration - Paris  
 

Térébenthine - Restauration tableaux paris Lacune de la couche picturale


Les lacunes sont des pertes de matière picturale. Ces lacunes surviennent lorsqu’un soulèvement de la couche picturale n’a pas été traité à temps. Dans ce cas, rien ne peut permettre de restituer la matière d’origine. Le restaurateur peut stabiliser le reste de peinture et préserver l’œuvre d’autres pertes de matière en réalisant un refixage (cf. soulèvement).
Il peut ensuite réaliser une reconstitution matérielle et colorée de ce que représentait cette lacune.
La reconstitution matérielle consiste à appliquer du mastic afin de mettre à niveau la lacune de peinture avec le reste de la couche picturale. Enfin, la reconstitution colorée illusionniste permet d’imiter et de reconstituer le dessin et les harmonies colorées présents à l’origine dans la lacune. Ces deux traitements se limitent strictement à la zone lacunaire et emploient des matériaux stables et réversibles.